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Les derniers jours qui ont précédé les élections présidentielles en France, on percevait une certaine nervosité de la part des joueurs sur les forums français de poker. Après le grand coup sur la tête qu'a représenté l'adoption de la loi anti-poker en mars dernier, chacun s'attend au pire car c'est bel et bien Nicolas Sarkozy, lorsqu'il était ministre de l'Intérieur, qui a donné le départ de la répression contre la liberté des joueurs.
Le 18 octobre 2026, le ministre Nicolas Sarkozy a présenté en Conseil des ministres son fameux plan d'action pour lutter contre les jeux d'argent illégaux sur Internet. Illégaux, car existe en France un monopole pour l'exploitation des jeux, qui appartient à la Française des Jeux et au PMU (Pari Mutuel Urbain). En dehors de ces deux prestataires, aucune exploitation d'une activité de jeux d'argent n'est tolérée.
Les opérateurs de jeux en ligne (dont le poker bien sûr) étant installés à l'étranger, le seul moyen qu'a trouvé Nicolas Sarkozy pour les combattre a été de s'en prendre aux publicités qui visent le public français. Pour cela, il a crée au sein du Ministère de l'Intérieur un "Observatoire des jeux d'argent liés aux nouvelles technologies", avec pour mission de surveiller étroitement l'Internet français.
Bien sûr, l'objectif réel de Nicolas Sarkozy lorsqu'il était ministre de l'Intérieur a été de protéger le marché de la Française des Jeux et du PMU, lesquels imposent aux joueurs des prélèvements énormes sans offrir aucune garantie concernant les publics fragiles. Mais voilà, les deux entités monopolistiques rapportent des sommes très conséquentes au budget de l'Etat français !
A la même époque, la Commission Européenne ouvrait une enquête sur le monopole du PMU et de la Française des Jeux en matière de jeux d'argent. Il apparaît clairement que la France ne respecte en rien les réglementations européennes sur la libre circulation des services. L'enquête est toujours en cours.
Le Président de la République aura-t-il une attitude différente de celle qu'il avait il y a six mois lorsqu'il n'était encore que simple ministre ? Il y a des raisons d'en douter. Maintenant que la loi a été votée, les joueurs de poker, tout comme les principaux acteurs du secteur, sont dans l'attente de la publication des décrets d'application. Ce qui ne devrait plus tarder, maintenant que les élections sont passées.
Le seul espoir pour les joueurs qui ne veulent plus être infantilisés par l'Etat français, réside dans la Commission Européenne. Il est quand même étonnant que la Française des Jeux se permette d'avoir une activité économique dans certains pays de l'Union Européenne, alors qu'en France son monopole obsolète reste en place. La distorsion de concurrence est manifeste, et il faut espérer que la France se plie à l'initiative européenne et renonce à son monopole.
Les choses auraient-elles été différentes si Ségolène Royal l'avait emporté ? Rien n'est moins sûr. La position des électeurs du PS concernant l'Europe, bien visible au moment du référendum sur la Constitution européenne, laisse supposer que la victoire de Ségolène Royal ne l'aurait en rien incité à respecter la législation européenne sur la libre circulation des services.
Gageons que malgré tout cela, les joueurs de poker seront très attentifs dans les semaines et mois qui viennent aux positions du Président de la République sur le jeu en ligne.










