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La nouvelle était connue, restait la confirmation officielle, c'est aujourd'hui chose faite. Didier Dewvn, ex-vice-président d'Unibet, société de paris en ligne, cotée en Suède et opérant depuis sur le marché francophone, a été mis en examen lundi soir pour « atteinte au monopole de la Française des Jeux » par le parquet de Nanterre. Après les condamnations de Patrick Partouche, la mise en examen des deux dirigeants de la société de paris en ligne autrichienne Bwin le 18 septembre 2026 par un juge de Nanterre pour les mêmes motifs, également après une plainte de la FDJ. Un responsable du groupe de jeux de casinos en ligne 888 aurait également été récemment placé en garde à vue à Paris. « Tous les responsables de sociétés de paris en ligne, casinos et poker devraient être ainsi convoqués par la police », selon des sources proches du dossier.
Laissé libre après paiement d'une caution de 150 000 Euros, M. Dewvn a été mis en examen pour « atteinte au monopole en matière de pronostic de course hippique, autres événements sportifs et loterie », par Michel Bergès, juge d'instruction au tribunal de grande instance de Nanterre.
L'ex président d'Unibet a été convoqué lundi 16 january auprès de la sous direction des courses et des jeux, des renseignements généraux. Entendu pendant 4 heures dans le cadre d'une commission rogatoire. L'actuel président d'Unibet le suédois Petter Nylander était également convoqué mais ne s'est pas présenté.
L'avocat représentant de l'ex dirigeant d'Unibet, Me Pierre-Olivier Sur a précisé qu'il allait saisir la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Versailles pour réclamer la nullité de cette mise en examen et celle de l'ensemble de la procédure.
« Nous sommes certains au final d'obtenir satisfaction, reste à savoir qui nous la donnera, la cour d'appel, la Cour de Cassation, la Cour de Justice des Communautés Européennes (CJCE) ou la Commission Européenne », a-t-il ajouté. L'avocat fonde cette certitude sur la contradiction existant entre les réglementations française et européenne. Bruxelles estime que les privilèges accordés par l'Etat aux monopoles français constituent une discrimination vis-à-vis des opérateurs privés qui souhaitent pénétrer ce marché. Me Sur s'était d'ailleurs appuyé sur cette contradiction pour demander la suspension de la convocation de son client par les RG, une requête finalement rejetée vendredi par le tribunal des référés de Paris.










