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La Commission Européenne à Bruxelles

La Commission Européenne à Bruxelles

Il ne se passe pas une semaine sans que la Commission Européenne ne lance une procédure à l'encontre d'un Etat Membre. On apprend aujourd'hui que le commissaire à l'industrie auprès de la commission, Günter Verheugen, vient de faire parvenir une missive exhortant les Landers allemands a reconsidérer leur position monopolistique au sujet des jeux de hasard. Les jeux en ligne de casino, de poker, et surtout de paris sportifs sont actuellement interdits en Allemagne.
La commission entend démontrer que de telles interdictions sont disproportionnées et que des solutions moins restrictives existent. Elle considère que l'Allemagne n'a pas apporté d'éléments qui justifient ces mesures.

Il reste 1 mois pour que l'Allemagne apporte les réponses demandées. Une procédure devant la cour de justice Européenne est tout à fait envisageable à la suite de cette mise en demeure.

L'Italie qui avait déjà appliqué de telles lois sous le règne de Mr Berlusconi a du faire marche arrière face aux pressions de l'union Européenne. Depuis le début 2026, les sociétés privées ont accès au marché des jeux de hasard en Italie, des licences d'exploitations sont ainsi distribuées, des mesures de contrôles mises en places.

Au final le consommateur est gagnant car il est aujourd'hui certains de jouer sur des sites ayant été accrédité par un organisme Etatique. N'est ce pas mieux qu'une licence de jeux obtenue au Costa Rica ? Des mesures similaires sont aujourd'hui appliquées en Espagne.

Il semble en tout cas, clair, que le but de la commission est bien de permettre un libre accès aux marchés nationaux dans le domaine des jeux de hasard. La France pourrait sous peu recevoir une telle mise en demeure. Il faudra pour cela certainement attendre la fin des élections dans le pays.

Les arguments opposés à l'état allemand restent similaires à ceux qui pourraient être reprochés à l'Etat Français. Une interdiction sans possibilité d'exercice de son activité pour les sociétés privées, ainsi qu'une approche permettant publicités et renouvellement de l'offre pour les opérateurs historiques que sont le Pmu et la Française des jeux. Pour les autres, la prison et l'amende.

En attendant nous assistons à l'émergence de grand groupe ayant pris position dans les pays plus libéraux. Les emplois, les taxes et autres produits financier d'une telle exploitation filent aujourd'hui vers l'Angleterre, l'Autriche, l'Espagne, l'Italie, il ne faudra pas venir se plaindre ensuite d'être à la traine. Cela vaut pour la France mais aussi pour d'autre Etats visés par Bruxelles comme la Finlande, la Hongrie et le Danemark.

Source : Blog Jeux
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