Actualité suivante : Bruxelles somme Paris de casser son monopole sur les jeux
Dans un communiqué, l'Institution des Courses (France Galop, Cheval Français et PMU) regrette que les spécificités de la filière hippique et de son financement fondées sur des principes d'intérêt général n'aient pas été prises en compte.
La Commission Européenne a annoncé mardi matin son intention d'engager des procédures à l'encontre de la France, de la Suède et de la Grèce concernant leurs marchés respectifs des jeux de hasard, qui devront s'ouvrir à la concurrence.
"Des décisions seront prises probablement demain par le collège (des commissaires) sur un certain nombre d'Etats membres", a déclaré Oliver Drewes, porte-parole de l'exécutif européen, lors d'un point de presse.
"Cela concerne la France, la Grèce et la Suède pour l'instant. Il s'agit des décisions à l'ordre du jour de demain", a-t-il ajouté.
En raison de l'ouverture à la concurrence, les paris en ligne auprès des sociétés privées pourraient devenir légaux. L'Etat français perdrait ainsi son monopole et une importante source de revenus.
Pour la filière hippique française, la décision de Bruxelles "est d'autant plus incompréhensible" que deux décisions récentes rendues par les cours de justice européennes depuis la réponse de la France à la Commission "ont reconnu la validité de mesures restrictives à la liberté de prestation de services dans le domaine des jeux et paris."
Elle rappelle l'importance du secteur hippique en France (62.000 emplois directs) qui repose sur le financement apporté par les Sociétés de Courses, associations à but non lucratif et par le GIE PMU qui n'a vocation à aucun bénéfice non plus.
Elle insiste en outre sur les dangers "d'une libéralisation non maîtrisée du marché des paris hippiques que ce soit pour des raisons d'ordre public, social ou économique."










