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PartyGaming et 888 Holdings, les deux opérateurs de casinos en ligne cotés en bourse à Londres, viennent d'annoncer à quelques jours d'intervalle qu'elles étaient entrées en contact avec le département de la justice américain afin de clarifier la position de ce dernier, suite au passage en octobre 2006 de la loi anti-jeux qui rend illégale toute transaction financière vers une société proposant des jeux de casino ou de poker, ou encore des paris sportifs en ligne.
C'était justement ce risque juridique qui avait dissuadé la société Ladbrokes de racheter 888 Holdings en mai dernier.
La simultanéité de ces démarches amène à penser que PartyGaming souhaiterait prendre la place de Ladbrokes en se rapprochant de 888 Holdings, car si telle était son intention, les deux sociétés ne procèderaient pas différemment.
Un porte-parole de PartyGaming a annoncé que ces discussions avaient été engagées volontairement, afin d'anticiper d'éventuelles poursuites relatives au fait d'avoir proposé des jeux de hasard sur le territoire américain, dans les années précédant le vote de cette loi anti-jeux.
Plusieurs experts ont déclaré que les intentions de PartyGaming étaient clairement de couvrir leurs arrières avant la mise en application de la loi américaine dans quelques semaines, afin qu'il n'y ait pas de rétroactivité. En obtenant les réponses demandées, PartyGaming pourrait ainsi encourager la reprise des initiatives économiques dans le secteur du jeu (achats, fusions, acquisitions), et permettre à l'action PartyGaming de reprendre un peu de valeur. En effet, les acquéreurs et les investisseurs potentiels sont toujours dans l'expectative, et à raison : les conditions d'application de cette loi ne sont pas encore très claires, et d'un point de vue purement technique, un simple investisseur (même passif), pourrait se voir poursuivi pour complicité.
Lors des six derniers mois, l'action PartyGaming a repris 36% après avoir perdu plus de la moitié de sa valeur en octobre 2006 lors de l'annonce par le président Bush de la loi anti-jeux. PartyGaming a perdu lors de cette période près de trois quarts de ses revenus, en coupant l'accès à ses sites au public américain.










